Les « princes » de Perse et de Grèce doivent très probablement être compris comme des puissances spirituelles associées aux empires correspondants.
Cette interprétation explique le mieux leur confrontation avec un messager céleste, l'intervention de Michel et la succession Perse-Grèce qui structure le passage.
Daniel 10 permet donc d'affirmer qu'il existe une dimension spirituelle invisible associée aux conflits de l'histoire humaine.
Mais le texte ne permet pas de construire une géographie complète du monde spirituel.
Il ne révèle ni le nom du prince de Perse, ni celui du prince de Grèce, ni la manière précise dont ils exercent leur influence.
Il ne commande pas davantage au croyant de rechercher ces informations.
La révélation demeure volontairement limitée.
Son objectif n'est pas d'orienter Daniel vers les puissances spirituelles, mais de lui permettre de comprendre que l'histoire visible n'épuise pas la réalité.
La Perse domine alors le monde connu de Daniel.
La Grèce la remplacera.
Des puissances invisibles sont associées à ces empires.
Pourtant, aucune d'elles ne possède la souveraineté ultime.
Les empires ont leurs rois ; le monde invisible possède ses puissances ; mais le déroulement final de l'histoire demeure entre les mains du Dieu Très-Haut.