Les annexes confirment que Daniel 9 doit être étudié simultanément comme un texte :
historique ;
chronologique ;
messianique ;
théologique ;
eschatologique.
La reconstruction retenue dans cette étude peut être résumée ainsi :
458 av. J.-C. : point de départ retenu dans le contexte d’Esdras 7 ;
environ 409 av. J.-C. : terme arithmétique des sept premières semaines ;
26 apr. J.-C. : terme proposé des 69 semaines et commencement du ministère de Jean-Baptiste ;
29 apr. J.-C. : manifestation publique de Jésus et transition entre les deux phases messianiques ;
33 apr. J.-C. : terme proposé des 490 années et accomplissement pascal ;
70 apr. J.-C. : destruction de Jérusalem et du second Temple par les Romains ;
horizon eschatologique : reprise possible des périodes de trois ans et demi jusqu’au jugement définitif de la puissance hostile.
Cette chronologie présente une cohérence d’ensemble importante, mais sa valeur dépend du maintien d’une distinction constante entre ce que Daniel affirme, ce que l’histoire permet d’établir et ce que la reconstruction chronologique propose.
Le centre de Daniel 9 n’est finalement ni Artaxerxès, ni les calculs calendériques, ni le prince destructeur. Tous ces éléments participent à la compréhension du texte, mais ils convergent vers un enjeu plus profond : la résolution du problème du péché et l’établissement de la justice éternelle.
Dans la lecture chrétienne, cette convergence conduit au Messie retranché.
La chronologie conduit au Messie ; le Messie conduit à l’expiation ; l’expiation ouvre la perspective de la justice éternelle ; et la prophétie s’achève sur la certitude que même la dernière puissance hostile demeure soumise au temps et au jugement fixés par Dieu.