Daniel 7 présente donc beaucoup plus qu’une succession d’empires.
Il propose une théologie de l’histoire.
Les royaumes humains surgissent, dominent, combattent et disparaissent.
Certains semblent invincibles.
La dernière puissance va jusqu’à s’élever contre le Très-Haut et à vaincre temporairement les saints.
Mais aucun empire ne maîtrise réellement le cours de l’histoire.
Les annexes ont permis de montrer que la lecture Babylone-Médo-Perse-Grèce-Rome demeure particulièrement cohérente avec les correspondances internes de Daniel. Elles ont également montré pourquoi la quatrième puissance peut être comprise comme possédant un prolongement prophétique jusqu’à une configuration finale de dix rois et à l’apparition de la puissance hostile eschatologique.
Cette lecture rejoint l’orientation prophétique défendue par Edward Denny tout en maintenant une distinction indispensable entre les affirmations explicites de Daniel et leur reconstruction historique ou eschatologique.
La finalité de la prophétie dépasse cependant toutes les discussions chronologiques. Daniel ne reçoit pas la vision pour annoncer le triomphe de la quatrième bête, mais sa disparition. Il ne révèle pas la petite corne pour lui donner la première place, mais pour annoncer la limite absolue de son pouvoir.
Le dernier mot de Daniel 7 n’appartient ni aux empires, ni aux dix rois, ni à l’Antéchrist. Il appartient au Très-Haut, au Fils de l’homme et au royaume éternel donné aux saints.