La fosse aux lions de Daniel appartient à un environnement historiquement intelligible.
Les lions vivaient dans le Proche-Orient ancien.
Ils occupaient une place majeure dans l’iconographie royale mésopotamienne.
Les reliefs assyriens démontrent que des lions pouvaient être capturés, gardés puis utilisés dans des chasses royales organisées.
Babylone elle-même possédait une importante symbolique du lion.
Le récit de Daniel ne décrit donc pas un animal étranger au contexte géographique et culturel qu’il évoque.
En revanche, aucune donnée archéologique actuellement disponible ne permet d’identifier la fosse dans laquelle Daniel aurait été jeté.
Il serait donc incorrect d’affirmer que « la fosse de Daniel » a été retrouvée.
La distinction essentielle est la suivante :
l’environnement historique et culturel d’une fosse contenant des lions est plausible dans le Proche-Orient ancien ; l’identification archéologique de la fosse précise de Daniel demeure, quant à elle, impossible avec les données actuellement connues.
L’archéologie éclaire ainsi le décor du récit sans pouvoir démontrer son miracle. Daniel 6 attribue explicitement la survie de Daniel non à une particularité de la fosse ou au comportement naturel des animaux, mais à l’intervention de Dieu :
« Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la gueule des lions » (Daniel 6.22).