L’ensemble des annexes confirme que Daniel 1 doit être lu simultanément comme un récit d’exil, un récit d’intégration et un récit de fidélité.
Le contexte historique explique comment de jeunes Judéens se retrouvent au cœur de la cour babylonienne.
La chronologie montre que Daniel appartient à la première phase de la domination babylonienne et qu’il traverse ensuite plusieurs décennies jusqu’à l’époque perse.
L’étude des noms révèle la pression d’intégration culturelle sans permettre de conclure à une disparition de l’identité judéenne.
L’analyse de la nourriture montre que Daniel établit une limite religieuse, même si la raison précise de cette limite n’est pas explicitée.
La formation aux lettres et à la langue des Chaldéens montre enfin que fidélité à Dieu et acquisition d’une culture étrangère ne sont pas présentées comme incompatibles.
Daniel peut apprendre à Babylone.
Il peut servir Babylone.
Il peut porter un nom babylonien.
Mais il ne laisse pas Babylone devenir l’autorité ultime de son existence.
La trajectoire des objets du Temple et la mention finale de Cyrus élargissent encore cette perspective. L’empire qui semblait victorieux au commencement finit par disparaître. Les objets sacrés peuvent retourner vers Jérusalem. Daniel lui-même demeure lorsque Babylone n’est plus.
Ainsi, les questions historiques et philologiques étudiées dans les annexes convergent vers le même constat que le commentaire principal : Daniel 1 ne raconte pas comment un jeune Judéen échappe à Babylone, mais comment il apprend à y vivre sans laisser l’empire définir entièrement ce qu’il est.