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INF351 Notes historiques

Les « apôtres » d'Actes 5.18 : les Douze ou seulement Pierre et Jean ?

Nous pouvons raisonnablement affirmer qu'il s'agit des Douze et non exclusivement de Pierre et Jean. Voici pourquoi : Arguments textuels 1- Le contexte immédiat :…

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Publiée
18/06/2026
Mise à jour
18/06/2026

Les « apôtres » d'Actes 5.18 : les Douze ou seulement Pierre et Jean ?

Nous pouvons raisonnablement affirmer qu'il s'agit des Douze et non exclusivement de Pierre et Jean. Voici pourquoi :

Arguments textuels

1- Le contexte immédiat : En Actes 5.12, Luc précise que « par les mains des apôtres » (au pluriel général) se faisaient beaucoup de miracles, et qu'ils se tenaient tous au portique de Salomon.

2- Le verset 5.17-18 : Le grand prêtre et les Sadducéens « mirent les mains sur les apôtres (τοὺς ἀποστόλους) et les jetèrent dans la prison publique ». L'article défini « les » et le pluriel suggèrent un groupe, pas seulement deux individus.

3- Le verset 5.29 : « Pierre et les apôtres répondirent... » Cette formulation distingue Pierre comme porte-parole, mais confirme la présence des autres apôtres.

4- Le verset 5.42 : Après leur libération, « ils ne cessaient d'enseigner » — toujours au pluriel collectif.

Contraste avec Actes 4

En Actes des apôtres 4.1-3, Luc avait été explicite : « Comme ils parlaient au peuple, survinrent les prêtres... Ils mirent les mains sur eux » — le « eux » renvoyant clairement à Pierre et Jean nommés au chapitre 3.

Si Luc avait voulu désigner uniquement Pierre et Jean en Actes 5.18, il aurait probablement utilisé la même précision qu'au chapitre 4, ou mentionné leurs noms.

Conclusion

L'emploi du terme général « les apôtres » en Actes 5.18, sans restriction nominative, indique vraisemblablement que l'ensemble des Douze a été arrêté cette fois-ci, marquant une escalade dans la répression par rapport à l'arrestation de Pierre et Jean seuls en Actes 4.

Lexique
Sadducéens
Les Sadducéens étaient un groupe aristocratique et sacerdotal du judaïsme antique (200 av. J.-C. – 70 ap. J.-C.), contrôlant le Temple de Jérusalem et le Sanhédrin. Ils acceptaient uniquement le Pentateuque, niaient la résurrection des morts et l'existence des anges. Présents quinze fois dans le Nouveau Testament, ils jouèrent un rôle clé dans la condamnation de Jésus, notamment à travers Caïphe et Anne. Leur disparition coïncide avec la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF001
Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/inf351-les-apotres-dactes-5-18-les-douze-ou-seulement-pierre-et-jean/, exportée le 04/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.